Il était une fois...

  • : Les Conséquences de Dory
  • : 30/10/2007
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  • : Et bien après mon autre blog où les lecteurs ont appris à me connaître et on partagé mes bourriquetteries, voilà un Blogounet tout nouveau qui découle de ma Mémoire de Poisson Rouge. La pilule oubliée... la machine est lancée ! Mon futur Pacsé, m'accompagnera évidemment dans cette aventure et je compte bien l'encourager à mettre son point de vue sur ce Blog car la parole n'est pas toujours donnée aux Papas lors de la Grossesse !
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  • : Et bien après mon autre blog où les lecteurs ont appris à me connaître et on partagé mes bourriquetteries, voilà un Blogounet tout nouveau qui découle de ma Mémoire de Poisson Rouge. La pilule oubliée... la machine est lancée ! Mon futur Pacsé, m'accompagnera évidemment dans cette aventure et je compte bien l'encourager à mettre son point de vue sur ce Blog car la parole n'est pas toujours donnée aux Papas lors de la Grossesse !
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Samedi 1 septembre 2007
Et bien oui, ça y est, je suis papa !

Je ne pensais vraiment pas que ce serait le cas aussi vite. A vrai dire, jusqu’à l’annonce de l’heureuse nouvelle, je me sentais en phase avec un certain Koala quant à la question de la paternité. Je percevais tout ça comme quelque chose de distant, de lointain.

Si  j’avais du répondre à la question d’avoir un enfant  en  amont,  je me serais simplement  déclaré trop jeune ou pas prêt sans même me poser sérieusement la question.

Mais les choses ne se sont pas passées comme ça.

Souvenez-vous. Je rentre du travail un midi, la tête encore dans mes emmerdes du boulot et une seconde plus tard je suis le plus idiot des hommes devant une croix bleue sur un bâtonnet blanc.

De longues secondes se passent et je demande naïvement à la poupée : « mais ça veut dire que tu es enceinte ? ». A ce moment, la confirmation me fait l’effet de ce qu’on appelle communément la main de Dieu dans la gueule.

Je la serre dans mes bras. Elle est en larmes. Je ne réalise pas vraiment, ou devrais je dire, vraiment pas ce qui se passe. Tout ce que je sais c’est que ma chérie est triste et donc je la console.

Et puis très vite les questions fusent dans ma tête. Que faire ? Où en sommes-nous ? Je suis totalement désemparé, désorienté. Je nage méchamment dans la confusion.

Et puis elle me refile le bébé en me disant que de son côté les choses sont claires, qu’elle veut cet enfant et que c’est à moi de me déterminer. Je dois prendre une décision. Mais ce n’est pas ce que j’entends ou ce que je comprends. Pour moi ça veut dire que c’est à moi d’être le raisonnable des deux, que c’est à moi de prendre en considération les basses réalités matérielles, le manque de fric, les études qu’elle doit mener. Dans son esprit, tout semble avoir cédé devant son désir de maternité. On dirait presque qu’elle ne s’est pas posé de questions. Du coup, j’ai l’impression que c’est à moi qu’incombe le rôle du méchant puisqu’elle refuse de prendre ces réalités en compte. J’en souffre.

Elle est persuadée que ma réponse ne fait aucun doute. Je lui ai tellement répété que ce n’était pas le bon moment pour faire un enfant. Elle est certaine que je vais réclamer l’avortement.

Seulement elle se trompe. Elle fait des raccourcis. Elle simplifie. Une attitude bien humaine, commune à un grand nombre de personnes de mon entourage. C’est ce qui m’a fait m’enfermer dans une sorte de mutisme par la suite, mais j’y reviendrai.

Elle se trompe car ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que l’avortement dit « de confort » est pour moi une véritable abomination, un crime, une idée insupportable. Mais bien au-delà de ça, elle se trompe car si je dis que ce n’est pas le bon moment pour faire un enfant, ça ne veut pas dire que je ne veux pas d’enfant. Ca ne veut pas dire que je ne veux pas être père. J’aimerais être heureux, mais je dois être raisonnable, être responsable.

Une après midi et une bonne dizaine de textos plus tard, le débat reprend. J’ai besoin d’être sûr qu’elle a bien réalisé tout ce que son choix implique. Elle a le sentiment que je ne vois que les aspects négatifs de ce qui nous arrive.

Depuis le début, je sais au fond de moi que je veux garder mon enfant mais je n’arrive pas encore à le dire. Je suis submergé par une foule d’émotions que j’aurais considérées comme contradictoires dans n’importe quelle autre circonstance. Je suis heureux, fier, amoureux. Mais j’ai affreusement peur et je suis angoissé dans le même temps.

Je crève d’envie de lui dire oui tout en me disant que ce que je m’apprête à faire est le summum de l’irresponsabilité.

J’appelle ma mère. Ma décision est prise et elle ne pourra plus l’influencer mais j’ai besoin de lui parler. Elle est très réservée. Elle est raisonnable. Elle dit ce que je n’osais pas dire. Elle soulève les problèmes à ma place. En fait, elle me soulage d’un gros fardeau.

A ce stade, il est évident que nos préjugés respectifs nous ont causé beaucoup de tort. Nous avons très mal communiqué et j’ai le sentiment que tout aurait pu être plus simple, plus facile. C’est une leçon qui devra nous servir par la suite.

Au bout d’une longue soirée de palabres, je finis enfin par lui dire que je veux moi aussi avoir cet enfant avec elle. Elle a du mal à y croire. Il faudra que je le lui confirme à nouveau le lendemain.

Ma mère et Cla nous ont conseillé de faire une liste du bon et du mauvais pour aider la prise de décision. Je n’ai pas pu m’y résoudre. Je ne veux pas avoir à dire à ma progéniture que j’ai fait son procès pour savoir si elle aurait le droit de vivre.

Armelle va donc à son RDV chez la gynéco pour lui faire part de notre décision. De mon côté, les journées sont longues au boulot. Les emmerdes se succèdent sans fin et j’attends les vacances avec impatience pour pouvoir me remettre de toutes ces émotions. Dans l’intervalle, j’essaye tant bien que mal de gérer tout ce qui me tombe dessus.

Poupée attend beaucoup de moi. Je le sais et c’est bien normal. Pourtant j’ai du mal à être partout. Les problèmes de taf, le déménagement et maintenant sa grossesse, ça commence à faire beaucoup pour ma pauvre cervelle. Du coup, elle ne me sent pas concerné. Elle angoisse. Elle commence à croire que j’ai pris ma décision pour d’obscures raisons mais pas par envie de paternité. Elle se trompe bien sûr, mais il faut dire que je ne l’aide pas trop à se rassurer.

Elle voudrait un champignon épanoui et attentionné. Un champignon qui la soutienne. Au lieu de ça, elle a un champignon plongé dans une sorte de mutisme, qui recherche une sorte de solitude qui n’est pas de circonstance, qui en quelque sorte, cache sa joie.

A vrai dire, le champignon en question est surtout fatigué. Il a aussi très peur, mais il ne dit rien. Il sait que tout ce qu’il dira et qui ne reflètera pas une totale euphorie sera perçu par sa chieuse comme autant de regrets de sa récente décision.

Il n’en est rien. Le champignon se dit qu’il aura prochainement une vie, un petit être fragile sous sa responsabilité. Le champignon sait qu’il n’est qu’un gamin de 27 ans. Il craint fort de mal faire, de ne pas être à la hauteur et ça le bouffe.

Le clash devait arriver et il arrive. Une nouvelle série de reproches dans la tronche. Je suis KO debout. On a du mal à se comprendre en ce moment. On est perturbés. Elle ne comprend pas que je ne sois pas plus avec elle. Je ne comprends pas qu’elle ne me laisse pas souffler.

Chaque reproche vient renforcer la crainte de ne pas être à la hauteur. C’en est trop. Le champignon craque et fond en larmes.

Sans vouloir faire ma victime et mon calimero, il est vrai que depuis le premier « De toute façon tu voudras pas le garder », je me suis tout le temps trouvé sur la défensive. Il suffit de voir le nombre de justifications essaimées tout au long de cet article. Ce n’est évidemment pas l’idéal. A nous de redresser la situation. Ca ne devrait pas être bien compliqué…

 

par Christophe publié dans : La Nouvelle communauté : Les papas blogueurs...
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Mardi 28 août 2007
Ouais et heureusement que la décision était prise car entre temps, j'avais déjà pris Rdv chez ma Gynéco qui, pour les non lecteurs de mon ex-Blog, m'avait préscit un autre moyen de contraception un ou deux mois avant : la honte.
Ce Rdv était prévu pour le Mardi, le lendemain donc.
Avec tout ce stress, moi, je pensais que de toute façon que Champi dise oui ou non, le gamin aller partir en fausse couche...
Mardi Midi, je reçois un Sms, oui je sais c'est pourave, qui m'annonce qu'il reste sur le "Oui". Bizarrement, à partir du moment où il a commencé à réfléchir, je sentais au fond de moi qu'il ne pourrait plus dire non.
Par contre... son raisonnement m'a fait peur... en gros c'était, je ne veux pas être un meurtrier.
Ca ne m'a pas vraiment mise en confiance vis à vis de sa façon de gérer et d'accepter le fait d'être Père...
Je lui en ai demandé beaucoup... car même moi je n'ai pas pris de décision... Je me suis retrouvée dans une situation, que j'ai provoquée en oubliant la pilule. Je n'avais plus qu'à assumer. Ma première pensée fut que financièrement ce serait dur, mais qu'on ne serait pas le premier couple à y arriver. Je savais que mes parents avaient été à la même époque dans la même situation. Et ils s'en sont sortis...
Moi j'assumais. Mais ce que je n'assumais pas c'était le fait de mettre l'Homme de ma Vie dans une situation difficile comme celle là. J'aurais voulu l'épargner. Ne pas tout lui mettre sur le dos sans qu'il soit préparé... c'est en réfléchissant à ça que j'étais allée voir la Gynéco pour changer de contraception... Trop tard.

Pourquoi lui ai-je dis ?
Parce qu'il me l'a demandé...
Sachant que notre couple était tout frais, sachant que je n'avais pas la situation pour, sachant qu'il n'était pas encore prêt... grâce aux nombreuses discussions sur le sujet... je ne sais pas si je lui aurais dit s'il ne me l'avait pas demandé.
Je pense que oui, car c'était trop lourd pour moi, autant la situation que de lui mentir et que entre avoir le choix de vivre une grossesse ou un avortement accompagnée par l'homme de ma vie et vivre un avortement (que je n'aurais peut être pas pu faire) seule... le choix est vite fait.

Est-ce-qu'il finira par me le reprocher ?
Je n'en sais rien... je ne l'espère pas.

Je pars du fait qu'il ait dit oui, donc qu'il accèpte la situation... donc que mon erreur n'est pas la base de cette aventure.

La base de cette aventure, c'est le fait qu'on ait accepté, donc voulu avoir un enfant.
Je préfère le voir comme ça sinon je n'ai pas fini de culpabiliser !

Donc, le Rdv chez la Gynéco :

Elle me palpe, on ne sent rien pour l'instant. Donc c'est tout frais. Je suis définitivement trop grosse et je risque d'avoir des problème de diabète. C'est ni bon pour moi, ni bon pour le bébé... Je ne dois prendre que 6 kilos pendant la grossesse. (9, 12 normalement)
Elle me prescrit une prise de sang pour un tas de truc et d'abord confirmer que je suis enceinte...

Evidemment : arrêt des clopes et de l'alcool....

Je voudrais ajouter une chose :
 Avoir un enfant de lui, avec lui, était de toute façon une évidence pour moi... c'est juste le moment qui n'a pas été choisi.

Le problème principal pour moi c'est qu'avoir un enfant "voulu et attendu" est plus facile comme début, on a moins de craintes. On est sûrs des bases, du couple. On ne se demande pas si l'autre fait ça par obligation ou si il nous aime vraiment... On n'a moins tous ces sentiments de peur et de doute...
par Armelle publié dans : La Nouvelle communauté : Devenir Maman
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Mardi 28 août 2007
Mettons nous un instant dans la peau de l’employé de bureau moyen (ça c’est moi) qui a l’immense chance d’habiter à quelques 500m de son boulot et qui peut donc rentrer chez lui le midi retrouver sa poupée pour faire un vrai repas.

L’employé en question rentre donc chez lui, un rien dans le gaz, l’esprit encore à ses problèmes du jour. Il passe la porte, annonce son arrivée à sa chérie et reçoit pour toute réponse un test de grossesse, positif de surcroit, en pleine poire.

Vouloir retranscrire fidèlement ce qu’on ressent à ce moment relève de la chimère. Prendre un avion sur les pompes, le ciel sur la tête, une bonne baffe, rien de tout cela de permet de mesurer l’ampleur de l’émotion qui peut envahir l’Homme au moment où il apprend qu’il va devenir père alors et surtout qu’il n’avait rien demandé. On retiendra donc par souci de fidélité à l’histoire, l’expression prendre un test de grossesse dans la tronche qui reflète, ma foi, assez bien la réalité.

Une fois la nouvelle apprise, le plus dur reste à faire. Il faut désormais réaliser ce qui se passe, prendre conscience que c’est réel, que ça implique tout un tas de choses pour un avenir proche et moins proche, bref, faut commencer à économiser pour les études supérieures du petit.

Mais revenons plutôt l’instant précis où l’avalanche se déclenche dans ma tête. A ce moment là, les informations arrivent à une telle vitesse qu’on ne parvient plus à les traiter correctement. Une poupée en miettes, les responsabilités, le fric, l’amour et mon héritier dans son ventre.

Elle qui ne voulait pas m’influencer me lâche soudain :

-       « Pfff, de toute façon tu veux pas le garder ».

-       « t’en sais foutre rien »,

Que je lui rétorque, histoire quand même de pas prendre une décision aussi importante en trois coups de cuillère à pot, entre le fromage et le dessert (même si ce jour là on n’a vu la couleur ni de l’un ni de l’autre).

Et là je commence à réfléchir. Et à l’instant où je commence à réfléchir, je sais au fond de mes tripes que les jeux sont faits. Désormais il faut parvenir à l’admettre, à verbaliser la décision si j’ose dire.

Il s’agit d’un long (enfin, pas trop non plus quand même) processus durant lequel je passe très progressivement de l’état de mec paralysé par les futures emmerdes dans lesquelles il s’apprête à se fourrer la tête la première (ça c’est pour montrer l’exemple au petit =))  à celui de mec super heureux d’avoir un bébé.

Pour la poupée, c’est un calvaire sans fin. Habitué que je suis à me murer dans un silence religieux lorsque je suis confronté à un problème qui requiert toute ma réflexion, ben je réflexionne dans mon coin. Elle, elle rêve de m’entendre dire oui, ou même non à la limite du moment que je dis quelque chose. Moi, je me tais.

Je me demande comment on va faire face avec nos maigres revenus et absence totale et absolue de toute forme d’économies (bon en vrai on croule sous les dettes)…je me demande si je suis prêt, je réalise qu’on est ensemble depuis peu de temps…et pourtant j’ai envie de cet enfant.

A l’issue de la période de silence réglementaire, je commence à consulter. Ma mère d’abord, qui a les pieds bien sur terre et qui en remet une couche sur la question des basses réalités matérielles, Françoise ensuite, qui sur ce coup est la voie du cœur.

Enfin, au bout de 24 heures et avec la sensation d’avoir couru un marathon, j’annonce ma décision à ma chieuse favorite. L’aventure peut continuer !


 
par Christophe publié dans : La Nouvelle communauté : Les papas blogueurs...
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Lundi 27 août 2007
Oui l'Impact, c'est le mot... surtout pour Kris comme il vous l'a fait comprendre dans son commentaire sur l'article précédent...
Enfin Impact psychologique très important pour moi...
Impact psychologique ET physique pour Kris.

Seule dans la salle de bain de Kris qui est parti au boulot...
Je fais Pipi, j'attends... Je fixe des yeux le test... le liquide rosé* avance doucement mais sûrement vers la fenêtre témoin... La barre est là... elle m'indique que le résultat peut être regardé...
C'est positif.

Première réaction : je fond en larmes.
Pourquoi ?
Ce fut un mélange de "j'arrive pas à y croire", de "je suis maman", de "je suis désolée mon ange (l'embryon) mais je ne vais pas pouvoir te garder", de "comment je vais faire pour le dire à Kris ?", de "Il ne va jamais vouloir le garder, je lui ai suffisamment demandé", de "je vais devoir avorter, mais si j'avorte, je ne vais jamais m'en remettre" et de "je suis la plus heureuse et la plus triste des femmes à cet instant précis"

Deuxième réaction : parler (malheureusement pas à Kris, j'en suis désolée).
Pourquoi ?
Parce que comme une couillonne que je suis, au lieu de faire un Test de Grossesse quand l'unique personne concernée est là, je le fais 3h30 avant qu'il ne rentre du boulot !
3h30 à attendre... donc 3h30 à pleurer seule et pas dans les bras de mon Homme...
3h30 à avoir besoin de parler... un besoin lourd mais un sujet de conversation et une peur qui m'empêchent d'appeler Kris au boulot.
Je dois donc appeler quelqu'un, j'ai besoin de le dire, le crier, le pleurer...
J'appelle Clarisse et je lui annonce la nouvelle qui n'en est pas vraiment une étant donné que je ne sais pas si on va le garder... elle comprend ma situation et je ne sais plus trop ce que je dis à part que je suis persuadée que Kris ne va pas vouloir le garder... que c'est trop tôt, que je ne sais même pas s'il est sûr de notre couple... qu'on ne vit pas encore ensemble même si c'est prévu, qu'on n'a pas la situation financière ce qui à nos yeux était très important.
Puis j'appelle Ma Mère qui a rêvé que j'attendais une fille la nuit même... je suis paniquée...
Puis j'appelle Kevin qui joue le rôle de "je suis un gars super raisonnable" et qui me dit de bien réfléchir avant d'agir... ça m'a remis les pieds sur terre et la tête devant des questions plus concrètes comme : comment gérer niveau fric... utile utile.

Troisième réaction : je tourne en rond.
Je reprends mes esprits, une main sur le ventre en me disant que c'était foutu, que j'étais déjà attachée... que ce n'était plus possible de prendre du recul... et pourtant je me devais de prendre du recul pour l'annoncer à Kris, pour qu'il soit seul devant le problème comme moi je l'ai été, pour qu'il fasse sortir de ses tripes sa vraie décision, sa première réaction, ses premières pensées, son raisonnement...
J'ai hésité à partir chez Clarisse en laissant le test sur son bureau accompagné de trois mots : "Oui ou Non ?"
Je voulais me faire toute petite pour ne pas l'influencer dans son choix... je ne voulais surtout pas pleurer devant lui. Ni montrer le moindre sentiment de joie ou de tristesse...

Quatrième réaction : Celle de Kris.

Ayant eu trois heures pour me faire à l'idée... j'ai un peu plus de recul... mais pas assez pour lui parler... pas assez pour le regarder.
A peine rentré...
Je lui envoie donc le Test au travers de la Tronche... il a donc appris la nouvelle avec violence dirons-nous...
Moi qui n'avais pas envie de parler, ce couillon a eu besoin de confirmation et me demande si j'ai un "Polichinelle dans le Tiroir"... je crois avoir été plutôt aggressive en répondant un "ben oui" ou un "ben ça s'voit pas"... je ne sait plus trop si ce n'est que je confirme et que dans la minute qui suit je le sens collé à moi, me prenant dans ses bras et me donnant le réconfort que j'avais attendu toute la matinée...

Je laisse à Kris le soin d'écrire le prochain article pour complèter et décrire avec ses mots à lui ce qu'il a ressenti durant cette demie heure de pause et celles qui ont suivi...

Cinquième réaction : post-nouvelle.
Vous vous en doutez... je suis restée dans le mélange de sentiments précédemment décrit... la peur, la joie, l'envie de laisser à Kris son droit de choisir... l'impatience... l'Impatience... Ca a été ça le plus dur pour les heures suivantes : attendre.

par Armelle et Christophe publié dans : La Nouvelle communauté : Devenir Maman
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Lundi 27 août 2007
Alors ainsi commence l'épopée, Notre épopée...et Quelle épopée !
Début difficile je dois l'avouer...
Difficile non pas parce qu'on attendait cet événement depuis longtemps... loin de là ! On l'attendait pour dans longtemps !

Petite présentation :

Le Futur Papa, Christophe, alias Kris, Mr Champignon, Champipi, l'Homme etc.. 27 ans depuis le 31 Mars, Courtier en Assurances, boulot stable dirons-nous. 

La Future Maman, moi même, Armelle, alias La Chieuse ou Poupée... 23 ans depuis le 7 février, Etudiante en Licence d'Espagnol, sans un rond , bien au contraire. Encore 3 ans environ avant d'être prof ou instit'.

Champi, répondant aux questions de la Chieuse concernant le fait d'avoir un enfant par des "plus tard, quand tu auras un boulot"...

Moi, Dory, oubliant ma pilule régulièrement et désirant un enfant depuis très longtemps... enfin pas un, cinq pour être précise... et me raisonnant d'années en années en me disant que je devrais d'abord avoir la situation et l'homme... l'homme... je l'avais trouvé.

Le 27 Août à 9h, je fais donc un test de grossesse, pensant avoir du retard... mais vu que même en prenant la pilule je ne calcule jamais rien, je n'en étais pas sûre... pourtant, j'avais quelques symptômes plutôt bizarres... Champi me rassurant dans mon idée : la peur d'être enceinte comme tous les mois, me joue des tours...

Les symptômes étaient les suivants :

Insomnies : des battements dans mon ventre me réveillaient la nuit... et je partais pour des insomnies sans fin
Goût : je me suis trouvée une passion pour le pâté alors que je detestais ça... et je n'aimais plus la grenadine...
Douleurs : comme si j'allais avoir mes règles ce qui me rassurait...

Mais tout de même, je suis riche, je peux me permettre d'acheter un test de grossesse :-D
Ahah...
mon-test.JPG
Et bien j'ai bien fait comme vous pouvez le voir... car le test est positif, je suis enceinte !

Tiens... ça fait Neuf Mois aujourd'hui que nous sommes ensemble...

Commentaire du Papa :

"Jusque là, pas grand chose à dire pour le papa pour la simple raison que je ne savais encore rien de ce qui allait me "tomber" dessus.
Je devrais plutôt dire me sauter au visage, ça serait plus juste (vous comprendrez surement en lisant le prochain article).

Pour moi tout ceci était du déjà vu puisqu'en 9 mois de vie de couple, j'ai du avoir droit à environ 9 retards de règles. Je n'étais donc pas vraiment inquiet et ceci d'autant plus que je dormais comme un bébé (tiens donc) pendant que ma chérie occupait ses insomnies en lisant Cervantes".
par Armelle publié dans : La Nouvelle communauté : Devenir Maman
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